Visite de la Fondation Alexandra David-Néel


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Des drapeaux multicolores entourent une petite maison de style tibétain... On devine les montagnes des Hautes Alpes aux alentours… Et dire que notre exploratrice y retrouvait la saveur de ses sommets himalayens !

Ca y est, nous sommes arrivées au Centre culturel Alexandra David Néel. Il regroupe le musée Alexandra David Néel, l'association de parrainage d'enfants réfugiés en Inde et la boutique tibétaine.

C'est d'abord l'endroit que l'exploratrice avait choisi pour abriter ses dernières années, que l'on ne peut pas qualifier de retraite puisqu'elle passa une trentaine d'années à y travailler d'arrache pied!



Créé le 31 juillet 1977, après sa mort, la fondation Alexandra David Néel est jalousement gardée par sa dernière compagne qu’elle surnommait « tortue », Marie Madeleine Peyronnet. Cette dernière travaille encore à faire connaître l'exploratrice aux visiteurs et à faire perdurer l’œuvre de sa vie. Si elle n'assume plus la direction du centre, reprise par Franck Tréguier, celle qui fut l’assistante d’Alexandra David-Néel durant les dix dernières années de sa vie "règne" encore avec toute son énergie sur le lieu, et lui confère un charme supplémentaire.

Nous avons eu la chance de participer à une visite guidée, animée avec passion et humour par l’une des guides du centre.

L'endroit est touchant par sa simplicité. Dans ce petit Tibet, on retrouve intact, amoureusement préservé par toute l'équipe du centre, l'univers de l'exploratrice. Dans l’entrée, une armoire abrite ses objets de voyage, ses appareils photo, ses lunettes et sa fameuse toque de peau qui joua un si grand rôle lors de son fameux voyage à Lhassa. Un peu plus loin, un petit temple envahi d'objets bouddhistes. A l’étage, le cabinet de travail et la chambre dévoilent l’univers quotidien de l’écrivain comme si elle venait à peine de le quitter : sur sa petite table de travail une feuille manuscrite, dans sa chambre un petit mot de « tortue »,…

Sur le même terrain, un second bâtiment, construit récemment et dont le Dalaï Lama a posé la première pierre. Il n'a rien de tibétain, mais accueille de nombreux objets rares et insolites ! Une collection de photographies, des instruments de musiques fabriqués en os humains, un grand mandala confectionné avec du sable coloré… La confection d'un mandala est spectaculaire, elle est réalisée à la main par un moine bouddhiste, vous pourrez y assister au mois d'août à la fondation. Plus loin, une autre réalisation pas moins surprenante : un triptyque de tormas en beurre de yak !!

Mais la fondation ne s’arrête pas là !! L'association "Alexandra David-Néel parrainage" vient en aide aux enfants tibétains réfugiés en Inde depuis plus de 20 ans. Les évènements politiques font qu'à l'instar du Dalaï Lama, de nombreux tibétains prennent la fuite et s'expatrient en Inde. Là bas, les "villages d'enfants tibétains" prennent en charge les orphelins, déshérites ou les enfants de familles sans ressources et veillent à leur éducation. Par le biais de l'association, on peut parrainer un enfant, ou moine ou une personne âgée, pour 25€ par mois - 20€ pour une personne âgée-. Parrain et filleul correspondent régulièrement, et peuvent se rencontrer en Inde.

Nous sommes sorties de notre visite fascinées et complètement séduites par ce lieu hors du temps … comme si l’on revenait d’un très long voyage… Depuis, nous n’avons qu’une envie, y retourner pour découvrir les prochaines expositions. D’autant plus que l’accueil au sein de la fondation est à la mesure de l’ampleur de ses richesses !! Merci à la Fondation et à Marie-Madeleine Peyronnet !!

Remerciements à la fondation, qui nous a permis de photographier l'intérieur du temple!

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